Inspecteur Divisionnaire Eloi GUIGMA

A l’occasion de la commémoration du 35 ème anniversaire de la Garde de Sécurité Pénitentiaire, je voudrais d’entrée de jeu, traduire ma reconnaissance à tous ces devanciers qui ont donné de leur énergie pour que la Garde de Sécurité Pénitentiaire traverse tout ce temps et se tenir fièrement aux côtés des autres institutions républicaines.
A nos collègues disparus, c’est le lieu de leur rendre à nouveau hommage. Puisse Dieu, dans son infinie miséricorde, les accueillir dans son royaume.

Ce 35 ème anniversaire de la Garde de sécurité pénitentiaire que nous commémorons, loin des réjouissances qu’il pourrait justifier, nous oblige à un devoir de mémoire. Comment entrevoir sereinement l’avenir sans jeter ce regard rétrospectif ?
En effet, le 17 août 1984, il plaisait aux autorités de l’époque de mettre en place une « unité spécialisée » pour veiller au bon fonctionnement des établissements pénitentiaires au Burkina Faso. 35 ans après, que pourrait-on en tirer comme bilan ?

Chers collègues, je ne me hasarderai pas à apporter quelque réponse en ce moment. Cependant, je me permets de relever que de façon globale, il faut reconnaitre que du chemin a été fait. Beaucoup d’eaux ont certes coulé sous les ponts, mais la Garde de sécurité pénitentiaire, portée fièrement par nos aînés, compte dans le paysage institutionnel de notre pays.
C’est pourquoi, je ne peux manquer de réitérer à nos aînés la profonde gratitude de la jeune génération que nous constituons.

M’adressant particulièrement à la première promotion qui célèbre par la même occasion ses trente ans, je vous dis ceci : « Vous avez bâti la fondation, vous avez fait poussé l’édifice couche après couche. Nous sommes fiers de vous et fiers de tenir aujourd’hui le flambeau. Nous ferons en sorte de transmettre aux générations à venir une administration pénitentiaire performante et moderne telle que vous l’avez toujours rêvée.»

L’occasion de la commémoration de ce 35ème anniversaire coïncidant avec une certaine actualité, je ne peux m’empêcher de regretter ici les récents évènements qui ont secoué la Garde de sécurité pénitentiaire. Que de dommages que cette situation a occasionnés.
Mais, prenant en considération, les récentes évolutions, je traduis ici mon vœu et surtout ma ferme volonté de tourner notre administration pénitentiaire vers ces nombreux défis sécuritaires. A l’heure où le contexte sécuritaire de notre pays est assez précaire, l’administration pénitentiaire ne saurait rester en marge des actions en vue d’apporter des solutions durables à l’insécurité. En cela, il faut se réjouir que l’administration pénitentiaire de nos jours, en tant qu’entité formant un tout cohérent, soit une réalité.
Cette réalité consacrée par le décret n°2019-0309/PRES/PM/MJ du 16 avril 2019 portant organisation du ministère de la justice, achève de convaincre que l’heure est arrivée pour nous de se dresser comme un seul homme pour aborder sereinement ce virage combien significatif de la réforme de notre système pénitentiaire.

Aussi, j’invite chacun de nous à s’approprier l’avenir de l’administration pénitentiaire. Comment finir sans ne pas relever que cette appropriation passe par: le respect des anciens, le respect de la discipline, le respect des droits des personnes détenues, des comportements en phase avec l’éthique et la déontologie du métier.
C’est à ce prix-là, que nous bâtirons une administration pénitentiaire forte, performante au service de nos braves populations.

Joyeux anniversaire à toutes et à tous !

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